Piano blanc
Assis devant mon piano blanc,
Doigts posés sur les touches noires,
Dans un accord mineur du soir,
Le son fend l'air des deux amants.
Les doigts courent en arpèges,
Blanche, noire, qu'importe le temps,
Mesuré, libre ou à contretemps,
Les quatre mains sont un manège.
Les notes s'affolent, tourbillonnent,
Jusque dans le soupir d'un coda,
Il est temps de signer le concordat,
Une pose, et les triolets ronronnent.
Nos mains s'entrecroisent, c'est le final,
Nos yeux se croisent, le ton est majeur,
Decrescendo, nous sommes songeurs,
Diapason des cœurs, ce n'est pas banal.
©Roman
1. Fabienne Le 05/05/2007 à 09:52
2. Fleurdemai Le 09/05/2007 à 11:58